Ces tirs d'avertissement ont été effectués alors que deux autres avions russes et deux appareils militaires chinois sont également entrés mardi matin dans l'espace aérien sud-coréen, a précisé le ministère dans un communiqué.

L'état-major de Séoul a ensuite précisé que l'aviation sud-coréenne avait tiré des centaines de munitions lors de l'incident qui s'est produit au-dessus des Rochers Liancourt, Dodko en coréen, des îlots administrés par la Corée du Sud mais que revendique également le Japon.

Le directeur du Conseil national de la Sécurité, Chung Eui-yong, a fait part de la colère de Séoul à son homologue russe, Nikolaï Patrouchev, et prévenu que toute nouvelle intrusion ferait l'objet d'une réponse appropriée.

"Nous prenons cette situation très au sérieux et, si elle se renouvelle, nous prendrons des mesures plus énergiques encore", a-t-il dit dans un communiqué de la présidence.

Dans un communiqué relayé par l'agence RIA, le ministère russe de la Défense a réfuté les accusations de Séoul, assurant que jamais ses bombardiers n'étaient entrés dans l'espace aérien sud-coréen, en évoquant un simple "vol planifié au-dessus des eaux neutres de la mer du Japon".

Selon l'armée russe, l'itinéraire des avions Tu-95MS était conforme aux règles internationales", au-dessus d'une "zone de reconnaissance de défense antiaérienne" établie unilatéralement par Séoul et qui n'est ni prévue par le droit international ni reconnue par la Russie.

Elle accuse deux avions de chasse sud-coréens F-16 d'avoir "effectué des manœuvres non-professionnelles en coupant la route des bombardiers stratégiques russes et en créant une menace à leur sécurité".

"Les pilotes sud-coréens n'ont pas essayé d'entrer en contact avec les équipages des Tu-95MS (...) et aucun coup de semonce n'a été tiré par les avions de chasse sud-coréens", affirme le ministère russe de la Défense, précisant que dans le cas inverse, "la réponse ne se serait pas fait attendre".

L'avion militaire russe impliqué dans l'incident est arrivé au-dessus des îlots avant de s'éloigner après une première salve d'avertissement, a indiqué le ministère sud-coréen de la Défense.

L'appareil s'est une nouvelle fois introduit dans l'espace aérien sud-coréen 20 minutes plus tard, forçant l'armée sud-coréenne à procéder à une nouvelle série de tirs de sommation.

Avec AFP et Reuters